Si, pour Dephine Saubaber, le grand reportage consiste à "aller au devant de l'humain", la difficulté est d'arriver à "saisir le lecteur par le col" afin de l'intéresser à des histoires souvent éloignées de nos vies. La Roumanie post-Ceaucescu, l'ex-Yougoslavie et la 'Ndrangheta, la mafia calabraise, furent longtemps ses sujets de prédilections. Un univers si particulier pour lequel elle préconise une approche de la grande Histoire par la petite histoire des "faits divers".
Pour cette jeune journaliste, le temps est donc la principale valeur sacrée du métier de journaliste, le meilleur moyen de trouver de belles histoires et de les raconter. Et c'est ce temps, qui a tendance à se raréfier dans la logique du journalisme d'aujourd'hui où tout à tendance à aller de plus en plus vite, qu'il faut (re)prendre au plus vite...
Retrouvez bientôt, sur la WebTv de Médias[2], un débat sur l'avenir du grand reportage et du journalisme de récit, avec Pierre Péan, Jean-Robert Viallet (lauréat du prix Albert Londres 2010 du documentaire) et Jean-Christophe Férraud.