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Le journaliste sportif, voire "de sport", comme l'a naguère qualifié Thierry Gilardi, diffère-t-il réellement du journaliste politique, par exemple, et en quoi? Celui-ci couvre une actualité, souvent reléguée à la fin des journaux. Comment est-il perçu par ses confrères qui traitent une actualité plus "sérieuse", comme les guerres, la politique, la santé? Le journaliste sportif travaillant pour un média spécialisé dans le sport a t-il plus de considération que le journaliste couvrant l'actualité sportive pour un média généralisé? Un journaliste du Monde qui s'occupe de l'actualité sportive est-il mieux perçu que son confrère de l'Équipe?
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Le journaliste sportif, voire "de sport", comme l'a naguère qualifié Thierry Gilardi, diffère-t-il réellement du journaliste politique, par exemple, et en quoi?

Celui-ci couvre une actualité, souvent reléguée à la fin des journaux. Comment est-il perçu par ses confrères qui traitent une actualité plus "sérieuse", comme les guerres, la politique, la santé?

Le journaliste sportif travaillant pour un média spécialisé dans le sport a t-il plus de considération que le journaliste couvrant l'actualité sportive pour un média généralisé? Un journaliste du Monde qui s'occupe de l'actualité sportive est-il mieux perçu que son confrère de l'Équipe?

Supporter ou journaliste, le reporter de sport informe sur l'actualité sportive. Or, parfois, l'information se heurte au commentaire, donc à son point de vue. Comment séparer les deux? Et cette frontière, dans le domaine du sport, est-elle plus poreuse qu'ailleurs?

La question se pose : qui est-il vraiment, ce journaliste des sports ? Dans un article, publié sur Slate.fr, Yannick Cochennec propose une définition originale : " Le journalisme sportif reste un jeu d'enfant, exercé par des hommes et des femmes toujours ancrés dans les souvenirs de leurs plus jeunes années, quand ils se gobergeaient de retransmissions sportives à la télé en rêvant de devenir... journalistes sportifs". 

Seulement voilà, des "affaires", comme on les appelle dans les médias, et touchant sports et sportifs, se sont multipliées, ces derniers temps : de la "main" de Thierry Henry, aux relations extra-conjugales du golfeur Tiger Woods, via les affaires de mœurs à propos de quelques joueurs de l'équipe de France de football.

Face à cela, le journaliste sportif peut-il encore glorifier, honorer, dire à l'antenne que tout le monde est beau, tout le monde est gentil, commenter des matchs en direct, tel un supporter chevronné ou un fidèle chauvin, dans le cas des équipes nationales ?

De plus en plus sollicité, en particulier, durant les périodes de compétition, le consultant, en général un sportif, retraité ou encore en activité, a t-il sa place aux côtés des journalistes, au sens propre du terme. Comment leur relation va t-elle évoluer au fil des ans?

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  • Comment from Philippe Gault: Demandez, dans l'urgence, à un journaliste sportif d'interviewer un député après une séance de questions à l'Assemblée nationale. Demandez également, dans les mêmes conditions, pour dépanner, à un journalistespécialiste de politique ou de culture de faire la même chose avec un judoka à la fin d'une compétition. Lequel s'en sortira le mieux M Cochennec ??? Comment from Pierre Le Clainche: Un journaliste estampillé "sportif" (je préfère le terme "de sport") acquiert au cours de sa formation une multitude de savoir faire que les autres rubriques dites "phares" de l'information n'ont pas fondamentalement besoin d'apprendre.De l'interview à chaud au déroulement d'une compétition en direct, rien n'y est oubliés dans ces formations typées de journalisme de sport. La réactivité pourrait être le maitre mot si il n'y avait pas également la mesure des propos à prendre en compte en toute circonstance par rapport à l'actualité générale.Préparation, direct, réaction, perspective. Le journalisme de sport ne possède aucune qualités en moins que ses collègues, il possède même à mon sens, une certaine polyvalence idéale dans le journalisme d'aujourd'hui. Ce qui pourrait donc être un "plus"... Comment from Philippe Gault: Bravo Pïerre. Vous avez trouvé la bonne réponse ! A propos de votre dernière remarque, il est intéressant de noter que ce sont en grande majorité les journalistes sportifs qui sont les plus "partants" pour les convergences multimédias (multisupports) et les plus sensibles aux attentes et à l'évolution des comportements des consulteurs (lecteurs, auditeurs, téléspectateus, internautes...) grâce, notamment, à leur proximité avec le public, ce ui n'est pas souvent le cas pour les autres spécialités journalistiquesqui évoluent en vase clos. Comment from mazann: Moi je ne trouve pas. Souvenez vous du drame de Heysel. L'événement a été très mal suivi en direct malgrè la présence d'un tas de journalistes sportifs. Je pense que ce sont de bons animateurs de leur show, bon interviewers aussi, car il connaisse quand même un peu leur sujet pas très compliqué, il faut bien le dire. Mais journaliste complet. Non. Surtout quand on écoute leurs commentaires en cours de Match. Comment from erichmaas: Il ne faut pas non plus confondre les journalistes de sport et les speakers que l'on retrouve la plupart du temps sur les télés. Ces derniers sont amenés à commenter des spectacles pour lesquels leurs employeurs paient souvent des fortunes pour les diffuser, ils n'ont pas le droit d'être critiques, ils ne peuvent que dire que le spectacle est joli et il leur faut forcément inerviewer les vendeurs (genre présidents des ligues) qui répètent les mêmes choses. Mais ce sont des SPEAKERS comme ceux qui naguère commentaient les critériums cyclistes. Gilardi, citez plus haut , n'était pas un journaliste de sport mais un speaker. Il avait même poussé "l'originalité" jusqu'à être vice-président d'un club, bonjour la crédibilité. Les porte-micros des bords de terrain ne sont évidemment pas eux non plus des journalistes, les pauvres. Comment from Marcel ALBERT: Pour ma part je ne supporte plus l'habitude qu'ont pris les commentateurs sportifs de hurler comme des débiles profonds dans leur micro. On dirait toujours qu'ils vont vomir dedans tellement ils beuglent. Ils font en fait cela pour bien entretenir l'engouement des gens, et surtout pour ce sport de m.... qu'est devenu le foot-fric qui ne nourrit en fait qu'une poignée de milliardaires inutiles. La Fifa est devenue un véritable état dans les états et se permet même maintenant d'en menacer certains ! Comment from Herbert Geschwind: Pendant la coupe du monde de football qui vient de s'achever par la juste victoire de l'Espagne sur une équipe de Hollande encore un peu fragile et clairsemée, on a entendu beaucoup de commentateurs plus médiocres les uns que les autres, incapable de se prononcer sur les tactiques ou stratégies, voire le jeu individuel de équipes en présence. Dans les rangs de cette cohorte, on a compté beaucoup d'entraineurs ou de joueurs retraités et malheureusement certains encore en activité. C'est le cas d'un entraineur français qui dirige une des plus grandes équipes d'Angleterre et même de Londres. Il était omniprésent dans cette mission, se mêlant de tout et de rien sans que l'on puisse déterminer à quel titre et sous quelles auspices il se permettait de confier ses impressions aux divers micros qui lui étaient présentés avec une extrême sollicitude et une disponibilité sans limite. On peut se demander si dans ces conditions, cet homme d'une extrême activité et d'une rare perséverence ne s'est pas mis dans une situation qui le place à la limite de l'éthique. C'est le cas en particulier quand il commente les actions de ses propres joueurs, ceux qu'il recrute, entraine, achète et vend à partir du centre de Londres devenu, à l'instar de la place la plus importante dans le monde de la finance, celle aussi où se traitent les affaires du football. Dans ces conditions, louer devant les micros de plateaux de télévision les exploits de ses propres joueurs se place un peu au delà de ce qu'autorise décemment non la règle éthique mais surtout la simple décence morale. Qui peut réguler ces outrances? Sans doute, ce n'est pas à la portée du Président de la FIFA dont les activités sont depuis longtemps déjà soumises à la critique des véritables professionnels qui s'interrogent sur les activités et relations de ce Monsieur placé à la tête de la plus prestigieuse et plus importante organisation du football professionnel. On aimerait en savoir un peu plus sur les suites à donner à ces extravagances verbales fournies par des professionnels qui, loin de la retraite, continuent de vaquer à leur occupations comme si leurs paroles, avis et commentaires n'avaient aucune influence sur la carrière, la destinée et les opérations créées ou subies par les joueurs sous l'influence des agents, entraineurs et présidents de clubs agissant à leur guise. Comment from erichmaas: Je suis tout à fait d'accord avec cette analyse d'une extrême pertinence. M. Arsène Wenger ne connaît visiblement pas le mot déontologie, il est à mettre dans le même sac que M. Gilardi ex-speaker-vice-président de club. Wenger, luin émarge dans la catégorie manager-commentateur. Bien sûr qu'il est anormal qu'il commente des matches auxquels participent ses joueurs dont il est directement intéressé à la valeur marchande. De la même façon, un hebdomadaire de sport 'l'Equipe Magazine) a cru bon de faire sa publicité en lui demandant ce qu'il pense de la Coupe du monde, comme si les platitudes qu'il débite à la télé ne suffisaient pas. Là, Wenger frôle le ridicule. Ainsi alors qu'il dit qu'il est nécessaire dans une équipe d'avoir des joueurs intelligents, son intervieweur demande : "cela veut-il dire que l'équipe de Franc a manqué d'intelligence ?" Les meins en ont réplique, Wenger superbe de suffisance. Il cite Clichy, Diaby,Sagna qui tous trois paraissent effectivement de grands cerveaux. Et Gallas. "Il n'est plus chez nous" tranche Wenger. C'est vrai : depuis le 1er juillet. Le magazine ne s'offusque même pas de ces réponses, n'apporte même pas cette précision.Conclusion : les speakers de la télé sont presque tous pourris. Mais de nombreux journalistes de sport aussi, même dans la presse écrite où ils interrogent toujours les mêmes en les ettant en valeur. Quant à la radio, c'est aussi quelque chose, je pense à celle qui emploie d'une part un repris de justice, condamné pour des affaires liées au football, en lien étroit avec un agent de joueurs et d'autre part un ancien entraîneur incapable d'aligner deux phrases en français mais capable en revanche de dire 10 secondes après une péremptoire affirmation exactement le contraire. L'équipe Magazine, là encore, s'étit distingué en mars en donnant la parole à cet entraîneur en lui demandant comment il aurait réagi s'il avait dirigé l'équipe de France à la place de Domenech. Bon, Raymond est incompétent, c'est daccord, mais cet entraîneur qui prétendait lui donner des leçons l'est tout autant. Le comble est qu'il se vantait sue "sa" radio d'avoir expédié une lettre de candidature en tant que sélectionneur au président de la FFF. Si c'est lui qui l'avait réellement écrite, Escalettes a dû rire. Comment from Manuel: Christian Jean-Pierre est un commercial, un VRP, qui, comme une speakrine, annonce la suite des programmes une fois le match terminé. Comment from Herbert Geschwind: Merci d'avoir abondé dans mon sens sur les insuffisances déontologiques des journalistes sportifs, des commentateurs appelés "consultants" de chaines de télévision et même des entraineurs qui se mêlent aux reporters pour enfoncer des clous qui n'avaient guère besoin de l'être car on ne connait pas les dégâts occasionnés par ces outils mal adaptés eu débat télévisé autour des rencontres de football. Dans toutes ces circonstances, le silence pourrait être d'or si ceux qui prennent la parole et utilisent les micros à mauvais escient voulaient bien ne pas se mêler aux discussions des grandes personnes pour laisser s'exprimer les véritables sportifs qui ont une expérience de la technique et de la confrontation, et surtout un amour du métier ou du sport pratiqué moins pour l'argent qu'il rapporte que pour le plaisir que fournit son exercice et la communion qu'il favorise entre équipiers et adversaires d'un moment.