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La presse féminine est une dénomination à géométrie variable : entre le magazine "féminin" Causette (dont le slogan "plus féminine du cerveau que du capiton" annonce la couleur), et Marie-Claire , le parti pris n'est pas le même. Confrontation!
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La presse féminine est une dénomination à géométrie variable : entre le magazine "féminin" Causette (dont le slogan "plus féminine du cerveau que du capiton" annonce la couleur), et Marie-Claire , le parti pris n'est pas le même. Confrontation!

Il existe plusieurs genres de presse féminine, en fonction de critères comme l'âge ou le niveau socio-culturel. Globalement, une bonne partie de la presse féminine consacre ses pages à la beauté (c'est-à-dire la minceur!), à la santé, aux enfants, à l'éducation domestique, à la décoration, aux people... bref, on n'est finalement pas si loin des préoccupations des femmes des années 50. Mais peut-être sont-elles celles de la majorité des femmes? Et que lisent les autres ? En voulant faire « autre chose », et se démarquer des « magazines féminins sauce mode people », Causette, féminin « qui n’est pas habituel », se démarque. Lesnouvellesnews.fr, d’un autre côté, est un site d’information en ligne qui propose une actualité qui prenne en compte les femmes. Alors, y a-t-il une place pour une autre forme de presse féminine et à quoi ressemblerait-elle?

Pour nous répondre :

- Vincent Soulier, qui a dirigé pendant 7 ans le marketing du groupe Marie-Claire et qui est l'auteur de La Presse féminine, la puissance frivole, paru en 2008.

- Bérangère Portalier, rédactrice en chef du bimestriel Causette.

- Isabelle Germain, journaliste et rédactrice en chef de Nouvellesnews.fr qui n’est ni un féminin en ligne ni un site féministe mais qui propose un traitement de l’actualité qui prenne en compte les femmes de façon plus impartiale.

Quelques chiffres :

Avec 40 titres inscrits à l’OJD (l’association pour le contrôle de la diffusion des médias) qui vendent 400 millions d’exemplaires chaque année, la presse féminine se porte ben malgré la lente érosion qui l’affecte depuis dix ans. Cette presse, une des plus lue de l’hexagone, reste ainsi un des secteurs les plus rentables et les plus convoités sur le plan publicitaire.

A ce propos, retrouvez sur Médias2:

Une interview de David Médioni, journaliste à CB News et qui tient le blog "Journal d'un journaliste", sur La semaine de la Presse magazine : il revient avec nous sur la table ronde qui s'est tenue sur la presse féminine. 

 

 

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Comment from Stéfanie Pourchasse: C'est pas tant que la presse féminine prenne les femmes pour des cruches (certains masculins ne font guère mieux dans leur partie) c'est qu'elle s'uniformise de plus en plus et certainement pas dans le bon sens. Ce n'est plus une niche, c'est un poulailler. Comment from Nicolas De Neef: Le découpage en des essentialismes du marketing de la presse me hérisse. Préjuger de goûts en fonction du sexe, c'est sûrement pertinent en termes de ventes, intellectuellement c'est réellement absurde, pour rester poli. "Tu es une femme, tu vas sûrement aimer qu'on te parle de..."Moi qui pensait que nous étions des êtres humains pétris d'expériences avant d'être des essences dans le monde des Idées...Pour ne parler que des Nouvelles News, je suis toujours outré par le vide profond des articles brefs qui parlent sans appui de problématiques sociétales, sans aucun fond autre que du préjugé, du préjugé pur et sans complexe, qui se paie le luxe en plus de s'appuyer à peu de frais du droit parfois, de rapports d'autres fois, en oubliant systématiquement d'apporter la mention même (sauf avec une ironie balourde) de l'existence de contre-points de vue.Quant à l'apparat marketing du 50/50 de l'équipe en termes de sexe, je crois que tout est dit. Comment from Elise Nebout: @Nicolas. Tout à fait d'accord avec ton désaccord quant à l'idée d'une presse ciblée en fonction de certains critères comme le sexe. Cela contribue à conforter des clichés, des stéréotypes, à enfermer les individus dans une identité figée, parfois mal vécue, quand on se sent "différent", en décalage par rapport à cette norme. En même temps, ce qu'un même sexe a un en commun, quand même, ce sont des expériences sociales de vie. Non pas une identité profonde, mais le fait d'avoir été confronté aux mêmes regards, aux mêmes attentes, toute sa vie, en tant que "femme", en tant qu'"homme". Du coup, qu'il existe des espaces non-mixtes de discussion ne me choque pas forcément, si c'est fait avec subtilité, souplesse. Tu n'aimes pas Les nouvelles news ni la discrimination positive... qu'as-tu pensé de Causette? Comment from Virginie Beernaert: @Elise : je crois que la réponse de Nicolas est contenue dans cette vidéo de Causette. Gros plan sur des seins qui bougent et qui parlent, on a vu plus féministe. Comment from Nicolas De Neef: @Vi : on se comprend.@Elise : "Du coup, qu'il existe des espaces non-mixtes de discussion ne me choque pas forcément, si c'est fait avec subtilité, souplesse"-> Je ne suis pas d'accord du tout. Aucune discussion n'est interdite à un sexe, je peux parler du racisme avec toi qui n'y a jamais été confronté, et raisonner dessus tout autant que toi. Le raisonnement peut inclure le ressenti (des expériences sociales dont tu parles), pas se limiter à lui, sinon oui, cela devient inaudible à qui n'a jamais vécu la même chose. Du reste, si cela tenait effectivement à la subtilité et à la souplesse, il faut admettre que pour ces deux notions, les étiquetés féministes actuels ont de graves lacunes à combler. Pour répondre à ta question, je n'ai jamais lu Causette, je ne peux m'en tenir qu'à ce que j'en ai lu/écouté/vu, c'est à dire l'émission sur Médias 2, la (subtile et délicate) vidéo que Virginie linke et quelques retours sur Bakchich. Et ça ne m'engage qu'à de la méfiance.Le slogan dit "n'attendez pas que vos seins vous le réclament". Parce qu'on ne peut pas être féministe et être un mec ? Ou alors il s'agit de second degré... mais alors personne de ma connaissance ne le comprend. Comment from Elise Nebout: @Nicolas : "Le raisonnement peut inclure le ressenti, pas se limiter à lui". C'est une vraie question philosophique qui me pose soudain beaucoup de quesions ;-) Je crois personnellement que le raisonnement non seulement inclut le ressenti mais se fonde sur lui : on construit d'ailleurs notre compréhension des autres en faisant appel, au fond de soi, à sa propre "armoires à expériences", qu'on apparente, relie, mélange, pour comprendre celle de l'autre (c'est l'empathie). Et d'ailleurs quand le fond d'expériences est trop éloigné, en effet, on ne parvient à se comprendre, la communication échoue. Mais bref, je ne vais pas ergoter parce qu'en fait je suis plutôt d'accord avec toi : l'intérêt d'une presse fondée sur une communauté exclusive de sexe touche forcément rapidement ses limites... C'est l'ADN qui est foireux! Puis c'est pas drôle, on se lasse rapidement, de l'entre-soi un peu stérile et souvent artificiel.Mais sache que Causette ne s'adresse pas qu'aux femmes : du moins, rien dans le magazine ne fait penser à un magazine "féminin", et je ne comprends pas trop cette vidéo, qui me laisse en effet pantois, par rapport aux contenus du magazine, et qui n'en reflète pas le contenu. Je crois que c'est juste du second degré raté. Comment from Aude Lorriaux: la vidéo ne marche pas :-( Comment from Hugo Latreille: Effectivement, merci de nous l'avoir signalé !On s'en occupe !