Email     Password  
Connection | Subscription
Impression de déjà vu: durant l'été 2005, la revue Médias s'était posé la question du traitement médiatique avec un dossier spéciale Otages. Le site Médias[2] vous propose de retrouver en intégralité les éléments du débat.
Here's my feedback:
I transmit my opinion: I find this subject...




Misc infos

You are a lecturer, journalist, blogger, speaker and you need the source video file? You can buy:
Broadcast notes
Retranscript
Speakers (1)
 
Subject proposed by Mathieu Abadon
Format : Podcast
 
Speakers :
Impression de déjà vu: durant l'été 2005, la revue Médias s'était posé la question du traitement médiatique avec un dossier spéciale Otages. Le site Médias[2] vous propose de retrouver en intégralité les éléments du débat.

France Télévision a décidé de rompre avec la stratégie du silence dans l'affaire des journalistes de France3 Hervé Ghesquières et Stéphane Taponier retenus en otage en Afghanistan depuis plus de 100 jours. Une stratégie qui détonne après les fortes mobilisations, du monde médiatique et de la société civile, pour d'autres otages comme Florence Aubenas ou Jean-Paul Kauffman et qui parait aujourd'hui remise en question.

Dans son numéro de Juin 2005, la revue Médias s'était intérrogée sur le rôle des médias en cas de prise d'otages de journalistes et de l'éternelle question: "Que faire?"

 

  • L'ancien président de l'Agence France-Presse Claude Moisy commence par poser les termes du débat dans cet article Le ramdam médiatique en question. Entre partisans et opposés au tapage médiatique, le débat n'est, dit-il, "toujours pas résolu". L'article est ici

 

  • Pour Jean-Paul Kauffman, il ne fait aucun doute: "Bien sûr que la mobilisation fait le jeu des ravisseurs, mais les sociétés démocratiques n’ont pas d’autre choix". Lui qui a passé plus de trois ans au Liban n'hésite pas à dire que la mobilisation lui a sauvé la vie. "Sans soutien de l’opinion, l’otage est en danger. Il est sans valeur, à la merci de ses ravisseurs qui n’ont pas besoin de comprendre le français pour connaître les conséquences de l’expression : « Il ne vaut pas cher. »". Et ajoute, dans cet article, La mobilisation n'est pas la guerre : "On n’a jamais vu un otage exécuté à cause de la mobilisation de l’opinion". Pour lire l'article en entier, c'est par ici

 

  • Même constat pour Guiliana Sgrena, journaliste italienne à Il Manifesto retenue en Irak: "Je peux uniquement me fonder sur mon expérience, mais je suis sûre qu’il faut se mobiliser. Je sais bien que ce n’est pas la mobilisation qui m’a libérée, mais cela a joué un rôle important. Il faut se mobiliser pour pouvoir lancer une négociation." Son interview est

 

  • A l'inverse, Jean-Charles Marchiani, l'ancien bras droit de Charles Pasqua qui s'est occupé d'otages français au Liban et en Bosnie, pense que "la médiatisation fait monter les enchères" et dit que la presse lui a "compliqué la tâche". Selon lui, "la presse est peut-être la seule à avoir un intérêt objectif à ce que les prises d’otages durent le plus longtemps possible. On vend du papier et cela fait grimper l’audimat." Pour l'intégralité de l'entretien, c'est par là

 

A retrouver également dans ce dossier, un article de Georges Malbrunot, enlevé avec Christian Chesnot en Irak pendant quatre mois en 2004 "Jamais trop", ainsi qu'un article de Herbin Hoyos Medina, directeur du programme "La Voix des Otages", à la radio colombienne sur le sort des otages des FARC en Colombie.

A retrouver également en intégralité, l'interview de Florence Aubenas parue dans la revue Médias numéro 7 en 2005, dans lequel elle évoque sa captivité:  "Juste un accident professionnel"

 

 

 

Share the link: