Avec deux semaines de recul, il n'est pas inutile de revenir sur la querelle dite des "Infiltrés".
Cette affaire pose en effet la question de la déontologie journalistique : les journalistes de l'émission de Davis Pujadas, Les infiltrés, devaient-ils dénnoncer les pédophiles qui s'étaient conféssés à eux?
Pour la grande partie de la profession, assurément non. Jean-Claude Guillebaud s'étonne aussi des quelques réactions en faveur des journalistes, comme celle de Hervé Chabalier, directeur de l'agence Capa, ou celle de David Pujadas, et démonte tour à tour leurs arguments jugés "alarmants".
A l'heure actuelle, les journalistes sont responsables devant leur directeur de publication et dans la mesure où Hervé Chabalier et David Pujadas les ont soutenus, aucun problème pour les journalistes infiltrés. Est-ce à dire qu'il serait nécessaire d'aller jusqu'à la création d'un conseil de presse qui puisse assurer le respetct des principes déontologiques de la profession? Non, répond Jean-Claude Guillebaud, pour qui l'autorégulation a bien fonctionné dans cette affaire.
► Sur le conseil de presse, une émission à venir sur Médias2 : "Déontologie, faut-il un conseil de presse?" avec Edwy Plenel, fondateur de Médiapart, Yves Agnès, président de l'Association de préfiguration pour un conseil de presse en France, et Marc-François Bernier, spécialiste en éthique journalistique.